Les Explications des Pathologies du POIGNET

1 L 'Arthroscopie du Poignet

2 Le Canal Carpien

3 La Rhizarthrose ou Arthrose du pouce

4 Les Tendinites

5 La Tenosynovite de De  Quervain 

 

1     L’ARTHROSCOPIE DU POIGNET

Madame, Monsieur,

Une lésion de l’articulation du poignet a été trouvée dans votre cas.

L’arthroscopie, suivie le cas échéant d’une intervention chirurgicale sous arthroscopie, permet de préciser le diagnostic et de traiter ainsi l’atteinte repérée.

I – Comment se déroule l’arthroscopie :

Le chirurgien introduit un instrument optique (arthroscope) par une petite incision dans l’articulation du poignet. L’articulation est ensuite remplie d’un produit liquide, de façon à distendre la cavité articulaire pour bien la visualiser. Une deuxième petite incision permet d’introduire un crochet pour palper les structures de l’articulation où un instrument chirurgical manuel ou motorisé. Après l’intervention, l’articulation est rincée et le liquide aspiré. Les petites incisions sont recousues.

Les interventions possibles sont les suivantes : lissage des surfaces cartilagineuses, extraction de corps intra-articulaires, libération d’adhérences capsulaires ou cicatricielles, ablation de la synoviale (membrane qui tapisse la cavité articulaire), traitement d’un ménisque lésé du poignet.

En cas d’incidents très rares, non prévisibles, l’intervention sous arthroscopie peut  ne pas obtenir les résultats voulus, c’est pourquoi le chirurgien peut être amené à poursuivre l’intervention par ouverture de l’articulation si cela se révèle nécessaire.

Nous vous demandons donc de nous donner votre consentement dans cette éventualité.

II -  Quelles sont les complications possibles ?

Cette intervention d’arthroscopie du poignet est un procédé qui comporte peu de risques, néanmoins des incidents peuvent toujours survenir. Il peut s’agir d’une infection, d’un hématome, d’un épanchement ou d’une lésion vasculaire ou de la blessure d’un nerf, d’une raideur avec gonflement douloureux appelée algodystrophie.

III – Quel type d’anesthésie sera employé ?

L’anesthésie pourra être,  où locale, n’endormant que le membre supérieur atteint, ou bien générale en fonction de la consultation d’anesthésie qui sera réalisée auparavant.

Cette intervention peut parfois être réalisée en hospitalisation complète ou en ambulatoire en fonction de l’état  prévisible, du geste à réaliser ainsi que de l’état général du patient.

IV – Quelles sont les règles à suivre après l’opération ?

Après l’opération, le poignet sera maintenu dans un pansement rigide et il sera enlevé au quinzième jour postopératoire.  A ce moment là des instructions précises seront données pour la récupération de la fonction du poignet.

V – Vous pouvez avoir des questions en suspens.

Il faut qu’au cours de la consultation, vous puissiez poser toutes les questions qui vous semblent importantes par exemple :

-                     Est-ce que l’examen et le traitement sont nécessaires et urgents ?

-                     Y a-t-il d’autres examens ou d’autres traitements ?

-                     Y a-t-il d’autres risques que nous n’aurions pas évoqués ?

-                     Quels sont les mesures nécessaires pour préparer l’intervention ?

Nous vous invitons à lire attentivement ce document, à en parler avec votre médecin traitant et votre entourage et de nous recontacter s’il y avait une quelconque interrogation sans réponse.

 

 

 2    LE CANAL CARPIEN  

Vous allez être opéré(e) au niveau de votre main.                                                                                             Le syndrome du canal carpien correspond à une compression du nerf médian, au niveau du poignet. L'intervention consiste à la section d'un ligament, qui comprime votre nerf, souvent associée à l'ablation de tissus qui entourent les tendons qui permettent à vos doigts de fléchir et qui participent à la compression du nerf.                                                                                                                              Nous réalisons  cette intervention sous arthroscopie , sans ouvrir la paume de la main , ce qui permet une récupération plus rapide  de la fonction . Dans certains cas , si le nerf est déjà trop comprimé ou le poignet raide , cette nouvelle  technique n’est pas réalisable et il faut recourir à la technique classique   d’ ouverture de la zone opératoire .                                                                                                                  Cette intervention se déroule en hospitalisation ambulatoire où vous allez pouvoir sortir le jour même de l'intervention.

L'opération se déroule généralement sous anesthésie locale .

Vous devez voir un Anesthésiste en consultation avant l'intervention, il vous indiquera les modalités et risques éventuels anesthésiques.

Des aléas inhérents à tout acte opératoire peuvent survenir, en particulier certaines complications comme des hématomes, infections locales, qui seront combattues.

D'autres complications peuvent survenir au niveau des nerfs, des vaisseaux ou des tendons, du fait de leur promiscuité.

A distance il existe un risque d’enraidissement qui sera combattu par une auto mobilisation précoce.                                                                                                                      

Après votre opération : La main peut gonfler :

Maintenez votre main surélevée : dans une écharpe le jour et sur un oreiller  la nuit                                                                                                                                                                                                                           Faites mobiliser activement vos doigts : exécutez au moins 5 manœuvres de flexion (fermeture des doigts) et d'extension (ouverture des doigts) toutes les heures durant la journée et de la façon la plus complète possible.

Cessez de fumer  et prenez les médicaments qui vous seront prescrits.

Le pansement de votre plaie opératoire sera fait régulièrement par une Infirmière pendant 15 jours. La main ne doit pas  être mise dans l'eau pendant cette période.En général, si les douleurs nocturnes disparaissent rapidement, la force de la main mettra plusieurs mois à revenir.

Les troubles de sensibilité ou de motricité que vous auriez présentés, sont plus ou moins longs à s'estomper, fonction de la sévérité de la compression.

Une visite de contrôle permettra de faire le point un mois après l'intervention

.Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.                                                                                                                               

 

 

 

Elle correspond à l’arthrose de la base du pouce, destruction progressive des cartilages de l’articulation entre le trapèze et le premier métacarpien. Cette arthrose peut également toucher d’autres articulations autour du trapèze. Elle est très fréquente, touchant surtout la femme, et débute le plus souvent vers l’âge de 50 ans.

Elle peut être très bien tolérée malgré l’importance des signes radiologiques et des déformations du pouce, ou devenir très gênante dans la vie quotidienne entraînant des douleurs, une limitation de la mobilité de la base du pouce et une diminution de la force de serrage de la main.

Les facteurs prédisposants à cette affection sont nombreux : dégénératifs comme pour toutes les arthroses, mécaniques (mouvements répétés du pouce), héréditaires et familiaux, parfois après un traumatisme.
Au fur et à mesure de son évolution qui se fait lentement sur des années, la rhizarthrose entraîne un enraidissement progressif du pouce qui gêne pour attraper les gros objets, entraîne une perte de force et parfois une déformation inesthétique appelée « pouce en Z ». La maladie peut également entraîner une déformation de l’articulation du milieu du pouce (la métacarpophalangienne) qui peut perdre sa flexion et se déforme parfois.
Le traitement, dans un premier temps, est médical faisant appel aux traitements antalgiques et anti-inflammatoires, aux médicaments anti-arthrosiques, parfois à des infiltrations de l’articulation et, surtout, à la mise en place d’une attelle de repos (orthèse). Cette orthèse est plus souvent portée la nuit de façon temporaire ou définitive.

La chirurgie n’est envisagée qu’après échec du traitement médical

- La section de tendons surnuméraires à la base du pouce ne traite pas l’arthrose et n’influence pas son évolution. Elle peut avoir un effet bénéfique sur la douleur dans les formes encore débutantes .
- Certains proposent, dans les formes plus évoluées, la mise en place d’une prothèse en plastique ou d’une prothèse articulée en métal.
- D’autres préfèrent enlever le trapèze et stabiliser le pouce avec un tendon de voisinage.
- Dans certains cas particuliers on peut proposer de bloquer l’articulation (arthrodèse).

Souvent réalisées sous anesthésie loco-régionale, elles peuvent être pratiquées à l’occasion d’une hospitalisation de courte durée (ambulatoire) ou de quelques jours car ces interventions sont souvent douloureuses. Toutes ces interventions nécessitent une immobilisation plus ou moins longue (15 jours à 6 semaines). Les interventions qui remplacent le trapèze ont une récupération souvent longue. Ces interventions ne redonnent jamais un pouce normal et ne permettent pas de récupérer la force de serrage complète de la main, malgré une rééducation souvent longue.

Des complications sont toujours possibles :                                                                                    L’infection locale est rare. La prise d’antibiotiques est parfois nécessaire pour l’éviter. En cas d’infection une nouvelle intervention peut être nécessaire.
- Une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est préoccupante (Algodystrophie). L’évolution est traînante, sur plusieurs mois ou années.                                                                                                                                   - Des fourmillements, des engourdissements du pouce sont possible par irritation des petits nerfs du pouce (branches sensitives du nerf radial). Elles disparaissent habituellement en quelques jours à quelques semaines mais peuvent persister. La section d’un nerf est exceptionnelle.
- Les prothèses articulaires sont fabriquées à partir de matériaux qui vont s’user avec le temps. Cette usure est plus ou moins rapide en fonction de votre activité. Les prothèses en métal sous souvent fixées avec du ciment qui peut se décoller de l’os avec le temps (descellement). L’usure ou le descellement peuvent conduire à une réintervention.
Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes les questions que vous vous poseriez avant et après votre intervention.
N’hésitez pas à lui en reparler avant de prendre votre décision.

 

 

-       Caractéristiques :Les tendinites sont des inflammations aiguës ou chroniques touchant les tendons et souvent, également, leurs insertions osseuses (apophysite) , leurs gaines synoviales (ténosynovite) ou leurs bourses séreuses (bursite). Les tendinites ont souvent une origine traumatique liée :

- soit fréquemment à des micro-traumatismes entraînés par des gestes répétitifs effectués au cours d’activités professionnelles, dans la vie courante ou lors de la pratique de certains sports

- soit à des conflits entre le tendon et des aspérités osseuses arthrosiques ou d’origine traumatique.

-       Les symptômes :

-       Ils  ne diffèrent que par le siège du ou des tendons atteints. Près d’une dizaine de localisations peuvent exister au niveau de la main et du poignet. Typiquement, les tendinites entraînent une douleur lors de la mise en tension des tendons, une douleur à la pression du relief tendineux, parfois un gonflement local douloureux et une douleur à l’insertion osseuse du tendon. A un stade ultime de l’évolution, une rupture spontanée du tendon peut survenir.

-        

-       Le traitement chirurgical

-       Il  n’est indiqué qu’en cas d’échec du traitement médical (anti-inflammatoires, immobilisation, rééducation). Il s’effectue le plus souvent sous anesthésie locale ou loco-régionale. L’incision cutanée est centrée sur le tendon atteint. Certains tendons possèdent une coulisse épaisse qu’il peut être nécessaire d’ouvrir pour accéder à la zone tendineuse malade. L’intervention peut comporter selon les cas :
- une libération des adhérences autour du tendon liées à l’inflammation chronique,
- une ablation de la gaine tendineuse (ténosynovectomie),
- un peignage tendineux,
- une excision des zones de destruction tendineuse (nécrose),
- une excision des aspérités osseuses,
- une reconstruction de la coulisse tendineuse.
Après l’intervention, une immobilisation transitoire suivie d’une rééducation est parfois nécessaire.

Les risques chirurgicaux
varient en fréquence selon le type et le siège de la tendinite :
- la récidive. Elle est d’autant plus fréquente que les causes traumatiques liées notamment à des gestes répétitifs n’auront pas été supprimés après l’intervention.
- les adhérences tendineuses sont liées au mode de cicatrisation tendineuse et vont limiter le jeu des tendons. Elles justifient une rééducation qui peut être prolongée.
- les ruptures tendineuses sont la conséquence de la fragilité tendineuse. Elles peuvent justifier dans certains cas une réparation secondaire par greffe ou transfert d’un autre tendon venant se substituer à celui qui est rompu.
- les luxations tendineuses traduisent une inefficacité de la coulisse tendineuse. Elles sont le plus souvent très bien tolérées.
- les irritations des branches cutanées nerveuses autour de la cicatrice. Elles sont responsables de douleurs cicatricielles et de troubles de la sensibilité. Elles sont dues soit aux phénomènes inflammatoire ou cicatriciel locaux, soit aux simples manœuvres d’écartement permettant d’accéder au tendon. Elles récupèrent le plus souvent après plusieurs mois.
- une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est rare mais préoccupante (algodystrophie). L’évolution est traînante sur  plusieurs mois .

-        l’infection est possible mais n’est pas spécifiquement liée à la chirurgie des tendinites. Elle se maîtrise assez aisément.
- les cicatrices de la main mettent plusieurs mois à pâlir et à devenir insensible.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes les questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention.

-        

-       N’hésitez pas à lui en reparler avant de prendre votre décision.

-        

-       Il s'agit d'une inflammation de la gaine entourant les tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce (ténosynovite) qui cheminent tous deux dans le même tunnel fibreux, au bord externe du poignet, au contact du radius. L’irritation débute souvent à l’occasion d’un changement d’activité, d’un choc ou d’une utilisation inhabituelle. Elle s’entretient ensuite d’elle même par les frottements des tendons qui devient nodulaire et augmentent de volume dans leur gaine qui est inextensible.
Le nodule douloureux, visible et palpable, est formé par l'épaississement des fibres du tunnel et du tissu qui recouvre les tendons.

Les infiltrations locales de cortisone, les anti-inflammatoires et les attelles d'immobilisation (orthèses) ont souvent un effet favorable mais parfois passager.

En cas de persistance des douleurs et d'aggravation de la gêne fonctionnelle, il est raisonnable d'opérer.
L'intervention chirurgicale est faite le plus souvent en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale.

L'opération consiste, par une petite incision, à ouvrir la gaine qui forme un véritable tunnel. L’agrandir permet de réduire les frottements entre les tendons et la gaine, source de douleurs. Les tendons retrouvent ensuite spontanément leur calibre normal.

Il s’agit d’une chirurgie simple dont les résultats sont habituellement bons. L’infection est rare. Une cicatrice sensible, des fourmillements au dos de la main ou des doigts sont possibles et peuvent persister parfois longtemps. Une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est préoccupante (algodystrophie). L’évolution est traînante, sur plusieurs mois ou années. Des séquelles sont possibles (douleurs résiduelles, une certaine raideur des doigts et/ou du poignet, parfois même de l’épaule) .

L'activité manuelle est autorisée précocement sans restriction particulière mais il faudra éviter de mouiller la main avant 8/10 jours La rééducation est facultative.

-      
Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes les questions que vous vous poseriez avant et après votre intervention. N’hésitez pas à lui en reparler avant de prendre votre décision

-        

 

3      LA   RHIZARTHROSE

 

 

4   LES TENDINITES DE LA MAIN ET DU POIGNET

 

 

 

 

 

 

 

5    TENOSYNOVITE DE  DE QUERVAIN

 

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ACTUALITES

Les  Consultations  de Chirurgie Orthopédique et de Chirurgie Plastique de Manosque se font dorénavant à la Clinique Toutes Aures:

Certifiée sans réserve par la Haute Autorité de Santé, la Clinique Toutes Aures a été  classée  par    LE  FIGARO en 2011  dans les 30 meilleures établissements  Français  de moins de 100 lits .  Elle accueille  depuis le 10 Juillet 2011  les consultations  de Chirurgie  Orthopédique et de Chirurgie Pastique  des Dr Belot , Favier , Simonnet et Tranier . Dans des locaux  vastes  et en lien  avec la  Radio et le Bloc  Opératoire ils reçoivent  les patients  pour les consultations  programmées et  pour  les urgences qui ainsi seront prises immédiatement du Lundi  au Vendredi .

Des appareils d’endoscopie  de dernière génération  sont à même de réaliser  des interventions complexes par de petites incisions. A la rentrée, la Clinique sera équipée d’un  Lithotripteur puissant   permettant de prendre en charge  des tendinites rebelles. Les numéros du Secrétariat sont inchangés:Tel 04 92 72 84 02  Fax 04 92 87 28 31   

 

Bengladesh,Printemps 2012 :  Retour  des équipes du Bateau Hopital Emirates

La campagne  de missions  du  Printemps 2012 vient de s 'achever   à bord du bateau hôpital flottant sur le Brahmapoutre , au pied du Metalaya , dans une des régions les plus pauvres du monde  et menacée de disparition par le réchauffement de la planète . Mission d’Orthopedie avec mon équipe , puis Pédiatrie ,Plastique et Gynécologie  se sont succedées  . Plus de 500 consultations,  150 opérations et des cours de formation  ont eu  lieu sur le bateau .Cela n’est possible   que  grâce a nos donateurs   et à vous qui nous soutenez . Merci. Nous préparons maintenant  les missions  d 'automne . 

 

 Haïti

Nous sommes les premiers a reconstruire dans ce pays dévasté des structures de santé: le Ministre Bernard Kouchner est venu en Septembre poser la première "pierre" de l'école d'Infirmière et de Sage femme imaginée par Humaniterra avec des containers indestructibles, aménagés sur place; le séisme avait enseveli deux promotions entiéres! L'inauguration est prévue en Avril, et la reconstruction de la faculté de Médecine et de Pharmacie nous a été confié. Tout cela a pu se faire grâce à une solidarité efficace et à nos équipes qui ont gagné la confiance des Haïtiens. Merci pour eux.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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